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  • : Ame Vietnamienne - Em là cô gái Pháp mà hồn em là người Việt
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  • : Passionnée par le Vietnam, et ses chansons aux textes si poétiques ... Aujourd'hui c'est par le chant que j'aime exprimer tout mon amour pour ce pays... J'espère à travers mes chansons, vous faire rêver et voyager à travers le Vietnam ...
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Passionnée depuis toujours par le Vietnam, et ses chansons aux textes si poétiques ...
 
Aujourd'hui c'est par le chant que j'aime exprimer tout mon amour pour ce pays...

J'espère à travers mes chansons, vous faire rêver et voyager à travers le Vietnam ...
J'ai crée ce blog afin de partager mon amour pour le Vietnam...
ma passion pour les chansons Vietanmiennes que j'aimerai faire connaître autour de moi ...

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 15:53

 

Il était une fois, il y a bien longtemps, un ministre chinois qui avait une fille d'une grande beauté. Comme toutes les jeunes filles de sa condition, elle ne voyait personne et vivait en recluse dans une haute tour du palais mandarinal. Elle se tenait le plus souvent près de sa fenêtre, à lire ou à broder, s'arrêtant parfois pour regarder la rivière qui coulait en bas, et elle rêvait en la suivant dans la plaine.

De temps en temps, elle voyait glisser sur l'eau calme la petite barque d'un pêcheur. L'homme était pauvre et il chantait souvent. De loin, elle ne voyait pas son visage, distinguait à peine ses mouvements, mais elle entendait sa voix qui s'élevait jusqu'à elle. La voix était belle et la chanson était triste. On ignore quels sentiments ou quels rêves la chanson et la voix faisaient éclore dans le coeur de la jeune fille : seulement, un jour que le pêcheur ne venait pas sur la rivière, elle se surprit à l'attendre jusqu'au soir.

Vainement, pendant des jours, elle l'attendit. Elle en devint malade. Les médecins ne découvraient pas la cause du mal, les parents s'inquiétaient, quand la jeune fille guérit soudain : la chanson était revenue.

Instruit par une servante, le haut mandarin fit appeler le pêcheur et le mit en présence de sa fille. Dès le premier regard, quelque chose était fini en elle : elle n'aima plus entendre sa voix.

Mais le pauvre pêcheur, lui, reçut de cette apparition le coup fatal. Il fut atteint du mal ''tuong tu'' : consumé par un amour sans espoir, il dépérit en silence et s'éteignit en emportant son secret.

Bien des années après, sa famille exhuma ses restes pour les transporter à la sépulture définitive. Elle trouva dans le cercueil une pierre translucide. En guise d'ornement elle la fixa à l'avant de la barque. Un jour, le mandarin passa, et admira la pierre l'acheta, la remit à un tourneur pour tirer une belle tasse à thé.

Chaque fois qu'on y versait du thé, on voyait l'image d'un pêcheur dans sa barque faire lentement le tour de la tasse. La fille du mandarin apprit le prodige, voulut voir elle-même. Elle verse un peu de thé, l'image du pêcheur apparait : elle se souvient et pleura....

Une larme tomba sur la tasse et celle-ci fondit en eau.


On dit que le "Cristal d'amour" (Khoi Tinh) de Truong Chi représentait ses sentiments pour My Nuong qui étaient si fort qu'après sa mort, ils prirent forme d'un solide. C'est seulement lorsque cet amour rencontra enfin la bénédiction, la compréhension de sa bien aimée qu'il accepta de se dissoudre.

 Voici une vidéo qui raconte cette triste histoire :
 


 
Dans un chef-d'oeuvre annamite bien connu, deux vers font allusion à cette légende :
 
No tinh chua gia cho ai.
Khoi tinh mang xuong tuyen dai chua tan.
. . . . . . . .
Tant que la dette d'amour demeure,
Au Pays des Sources, la pierre d'amour ne peut fondre.
 
Les Neuf Sources, ou les Sources Jaunes, c'est l'au-delà, c'est notre prairie d'asphodèles, l'ombre des myrtes immortels.


Mais de quelle ''dette d'amour'' s'agit-il ? Qui donc ne s'est pas acquitté ? On pourrait penser que c'est la jeune fille. qui devait au jeune homme, puisqu'il l'aima jusqu'à en mourir, sans être payé de retour. Tardivement, elle s'acquitta, lorsqu'en pleurant sur le pauvre amour cristallisé, elle le fit fondre. La pitié qu'elle éprouva pour son sort, ses regrets d'en avoir été cause, devaient apaiser, au-delà de la mort, les tourments d'un coeur inconsolé.

Pour un Annamite, la légende peut signifier davantage. Dans sa croyance, tout amour est prédestiné, toute union est la conséquence inéluctable d'une dette contractée dans une vie antérieure ; quand deux êtres se lient, ils ne font que se libérer d'une charge commune. Ainsi la jolie fille du mandarin devait fatalement rencontrer le pauvre pêcheur, malgré tout ce qui le séparait d'elle. Quand elle écoutait la voix qui s'élevait de la rivière, quand il pensait ensuite jour et nuit au visage entrevu, leurs chemins cherchaient à se joindre, et leurs coeurs aveugles battaient selon le rythme du destin.

Mais ils ne s'unirent point du vivant de l'homme. La dette subsistait, et le pêcheur ne pouvait pas disparaitre après sa mort. Ce qu'on trouva dans son cercueil, ce n'était pas seulement la survivance matérielle d'un sentiment profond après la dissolution du corps ; c'était l'homme tout entier, sa forme d'outre-tombe, le visage d'un destin inachevé qui avait du cristalliser en vue de la nécessaire attente.

Plus tard, la femme vint se pencher sur la tasse diaphane où glissa le reflet d'un beau rêve évanoui. Elle eut l'intuition de la dette qui la liait au pêcheur; elle regretta de prendre trop tard conscience de sa voie, à un moment où elle ne pouvait plus y rencontrer son bonheur. Mais elle comprit que leur union devait inévitablement s'accomplir, au-delà de leurs existences éphémères. Peut être pressentit- elle que l'instant solennel était proche...

La tasse recueillit la larme tombée de ses yeux et fondit pour s'y mélanger, dans une communion qui les libéra tous deux.


 
Ainsi cette histoire impira plusieurs poémes, chansons
et même peintures ou le théme du cristal d'amour fut repris.

  Comme ci dessu un tableau plutot moderne du peintre Vivi.

 
 

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Published by HongTuyet - dans Légendes Vietnamiennes
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