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  • : Ame Vietnamienne - Em là cô gái Pháp mà hồn em là người Việt
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  • : Passionnée par le Vietnam, et ses chansons aux textes si poétiques ... Aujourd'hui c'est par le chant que j'aime exprimer tout mon amour pour ce pays... J'espère à travers mes chansons, vous faire rêver et voyager à travers le Vietnam ...
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Passionnée depuis toujours par le Vietnam, et ses chansons aux textes si poétiques ...
 
Aujourd'hui c'est par le chant que j'aime exprimer tout mon amour pour ce pays...

J'espère à travers mes chansons, vous faire rêver et voyager à travers le Vietnam ...
J'ai crée ce blog afin de partager mon amour pour le Vietnam...
ma passion pour les chansons Vietanmiennes que j'aimerai faire connaître autour de moi ...

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 01:05
Histoire de Tu Thuc


Le Mandarin a la fête des fleurs


Il y a plus de cinq cents ans, du temps où régnait le roi Trân Thuân Tôn, vivait un mandarin du nom de Tu Thuc.


Originaire de la province de Thanh Hoa, il fut envoyé à la tête de la circonscription de Tiên Du. Près de sa résidence se trouvait une vieille pagode, célèbre par une magnifique pivoine arborescente qui poussait dans son enceinte. Toutes les fois que l'arbre fleurissait, il attirait une foule de pèlerins et c'était une fête à chaque printemps.

 

Au deuxième mois de l'année Binh Ti, en plein jour de fête, on vit s'approcher une jeune fille de quinze a seize ans, d'une beauté sereine. En inclinant une jeune branche pour mieux admirer une fleur, elle la brisa. On ne la laissa pas partir.



Déjà, le soir tombait et nul parent ne s'était présenté pour dédommager la pagode et ramener la jeune fille, quand par hasard Tu Thuc passa. Dès qu'il eut appris ce qui était arrivé, il enleva sa robe de brocart et l'offrit en échange de la liberté de la jeune fille.


 


À partir de ce jour, tout le monde loua la bonté du mandarin.


Malheureusement, Tu Thuc n'aimait que la musique, le vin, la poésie et la nature. Il négligeait les devoirs de sa charge et encourait souvent les blâmes des mandarins supérieurs.

À la fin, il pensa tristement : ''Vraiment je ne saurais, pour quelques mesures de paddy, en guise de salaire, demeurer à jamais, enchainé dans le cercle des honneurs et des intérêts. Allons confier nos jours à la minceur d'une rame qui nous mènera vers les coins d'eau limpide et les montagnes bleues. Ainsi ne trahirons-nous pas les goûts secrets de notre coeur. ''

Vers la Montagne Enchantée

C'est ainsi qu'un beau jour, Tu Thuc dénoua les cordons du sceau mandarinal et le rendit à ses supérieurs. Il se retira au pays de Tông Son, dont les sources et les grottes avaient ses préférences.


Dans chacune des excursions que ses longs loisirs lui permettaient, un enfant le suivait, portant une calebasse de vin, une guitare et un cahier de poèmes. Arrivé aux endroits qui lui plaisaient, il s'asseyait pour boire et jouer de la guitare. Il recherchait les sites pittoresques et étranges. Montagne de la Baguette, grotte des Nuages Verts, rivière Lai, embouchure Nga, il les visitait tous et les célébrait en vers.


Un matin, s'étant levé avant le jour, Tu Thuc vit du côté de la mer, à quelques lieues, cinq nuages de couleurs différentes qui s'épanouissaient à vue d'oeil et s'assemblaient en forme de fleur de lotus.


 Il se fit mener en barque jusqu'à cet endroit. Là, une montagne superbe s'offrit à sa vue. Il fit arrêter la barque et grimpa sur la montagne: des vapeurs bleuâtres la couvraient jusqu'à une hauteur vertigineuse.

Inspiré par la beauté du site, Tu Thuc fit ces vers :

Dans les hautes branches, mille reflets palpitent;
Les fleurs de la grotte font fête à l'hôte qui entre.
Près de la source, où donc est le Cueilleur Des Simples ?
Autour de la fontaine, seulement le batelier a sa rame.
Le siège est large et frais, la guitare chante deux notes;
Nonchalante glisse la barque, la calebasse offre son vin.
Si nous demandions au pêcheur de Vo Lang:
Où sont les pêchers du Village d'Immortels ?


Après avoir écrit ce poème, Tu Thuc admira longuement le paysage. Puis il se tourna vers la barque comme à regret, et lentement s'arracha à sa vague attente.

Soudain il vit les flancs de la montagne s'écarter comme pour l'inviter à entrer. Il s'engagea dans le passage. Bientôt l'obscurité devint complète : la montagne s'était refermée derrière lui.



Il continua néanmoins sa marche à tâtons, sans quitter de la main la paroi moussue de la grotte. Le chemin était tortueux et étroit. Enfin il apercut une lueur. Il leva les yeux et vit au-dessus de sa tête des sommets très élevés. S'accrochant aux aspérités des rochers, il montait sans peine et le chemin s'élargissait peu à peu.

La Jeune Fille Qui Brisa La Branche Fleurie


Quand il arriva en haut, l'atmosphère était transparente, un soleil doux et radieux laissait couler sa lumière. De tous côtés, ce n'étaient que palais richement décorés, arbres verts et riants, comme en quelque lieu de pèlerinage.

Il jouissait de cet enchantement, quand son attention fut attirée par deux jeunes suivantes vêtues de bleu. L'une disait à l'autre :
 
'' Voilà déjà notre jeune marié !''

Elles disparurent dan
s le palais pour annoncer Tu Thuc, puis revinrent s'incliner devant lui :
'' Le Seigneur est prié d'entrer. ''

Tu Thuc suivit les deux jeunes filles. Il vit des murs couverts de brocart, des portes laquées de rouge, des appartements défendus resplendissants d'argent et d'or, sur lesquels il lut au passage: ''Ciel de Jade'', ''Lumière de Gemmes''.

En haut il trouva une Tiên vêtue de soie blanche qui l'invita, à s'asseoir dans un fauteuil de santal blanc. Puis elle lui dit :
''Vous qui vous plaisez parmi les sites pittoresques, savez-vous bien quel est cet endroit ? Et vous souvient-il de certaine rencontre prédestinée ?''

Tu Thuc répondit :
''Il est vrai qu'en fidèle amant des lacs et des fleuves, j'ai erré en bien des lieux ; mais je ne savais pas qu'il existât ici un paysage digne des Bienheureux. Simple mortel ami des loisirs, je vais où conduisent mes pas, ignorant tout de mon destin. Oserai-je vous demander de m'éclairer ?''

La tiên eut un sourire.
''Comment auriez-vous pu connaître cet endroit ? dit-elle. Vous êtes dans la sixième des trente-six grottes du mont Phi Lai. Ce mont court sur toutes les mers, sans toucher le sol nulle part. Né des vagues et de la pluie, il se forme et s'évanouit selon les vents. Je suis la tiên du mont Nam Nhac et mon nom est Nguy. Je connais la noblesse de votre nature et la qualité de votre âme c'est pourquoi je vous ai accueilli ici.''

Elle se tourna vers les suivantes, qui comprirent l'ordre muet et se retirèrent : peu après une jeune fille entra.
Tu Thuc, levant discrètement les yeux, reconnut en elle la jeune fille qui brisa un jour la branche fleurie.

La tiên reprit :
''Ma fille s'appelle Giang Huong, l'Encens Vermeil. Quand elle descendit à la fête des fleurs, il lui arriva un malheur. C'est vous qui l'avez sauvée. Je n'ai jamais oublié ce bienfait sans prix, et je lui permets maintenant de lier sa vie à la vôtre pour payer sa dette de reconnaissance. ''

Les tiên de toutes les grottes furent invitées au mariage, qui fut célèbre dans la musique et dans les chants.

Les jours fuient comme une navette balancée et Tu Thuc s'apercut vite qu'il avait passé un an au royaume des tiên. Il fut pris de nostalgie.

Souvent le soir, il restait immobile jusqu'à l'heure où la nuit fraichit sous la rosée. La brise passait, les vagues en montant mouraient à ses pieds et il n'arrivait pas à s'endormir. La nuit douce attisait sa tristesse sereine. Le clair de lune qui baignait les monts immenses le laissait indifférent. Parfois un air de flûte au loin faisait fondre soudain son coeur, et le tenait éveillé jusqu'à l'aurore. Il cherchait alors à entendre comme autrefois les coqs chanter dans son village.
Un jour, en regardant vers le Sud, il vit une barque sur la mer. La montrant, il dit :
''Elle va du côté de mon pays. C'est bien loin, et je ne sais pas où il se trouve exactement, mais c'est par là...''


Il finit par confier à Giang Huong :
''Mon amie sait que je suis parti pour une promenade d'un matin et voilà déjà bien longtemps que je suis absent. Il est difficile d'endormir à jamais les sentiments humains dans notre coeur et mon amie voit que je pense encore trop à mon vieux village...

''Que dirait-elle de mon désir de rentrer quelque temps chez moi ?''

Giang Huong parut hésiter à l'idée d'une séparation. Tu Thuc insista :
''Ce ne sera qu'une question de jours, de mois tout au plus. Que je donne de mes nouvelles à ma famille, à mes amis, tout sera vite réglé et je remonterai sans retard. ''
Giang Huong répondit en pleurant :

''Je n'ose invoquer l'amour conjugal pour m'opposer aux desseins de mon époux. Seulement, les limites du monde d'en bas sont étroites, ses jours et ses mois bien courts ; j'ai peur que mon époux ne retrouve plus le visage familier d'un temps révolu... Mais où sont le saule de la cour et les fleurs du jardin ? ''

Elle s'en ouvrit à la Grande Tiên, qui exprima ses regrets :
''Je ne pensais pas, dit-elle, le voir encore enchainé au Monde de Poussière Rose. Laisse-le partir... Pourquoi tout ce chagrin ?"

La Lettre de Soie
 
Au moment des adieux, Giang Huong essuya ses larmes et remit à Tu Thuc une lettre écrite sur une feuille de soie ; elle le pria de n'ouvrir qu'une fois arrivé. Il monta sur le char et, en un clin d'oeil, se vit déjà rendu.


Tout lui apparut différent de ce qu'il avait connu autrefois, les paysages, les maisons et les hommes. Seuls étaient restés dans le même état les deux bords de la source dans la montagne. Il s'informa auprès des vieillards du village, en se nommant. A la fin, l'un d'eux se souvint :


''Quand j'étais tout petit, dit-il, j'ai entendu raconter que mon aieul portait ce nom. Un jour, il y a plus de quatre vingts ans, il alla dans la montagne, et il n'en est jamais revenu. Pour moi, il a dû tomber dans quelque ravin. C'était à la fin de la dynastie des Trân, et nous sommes maintenant sous le quatrième roi des Lê.''
Se sentant seul et triste, Tu Thuc voulut remonter d'où il était descendu. Mais le char s'était transformé en un phénix, et l'oiseau fabuleux, s'envolant, disparut dans le ciel.
Tu Thuc ouvrit la lettre et lut ces lignes :

Au milieu des nuages, se noua une amitié de phénix,
De l'union d'antan, c'est déjà la fin.
Au-dessus des mers, qui cherche des traces d'immortels?
D'une rencontre future, il n'est guère espoir.


Il comprit alors que l'adieu était sans retour.
Plus tard, revêtu d'un léger manteau, coiffé du chapeau conique, Tu Thuc entre dans la Montagne jaune, au pays de Nông Công, dans la province de Thanh Hoa. Et il ne revint point.

On ignore s'il est remonté au royaume des tiên, ou s'il s'est perdu dans la montagne.


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Published by HongTuyet - dans Légendes Vietnamiennes
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