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  • : Ame Vietnamienne - Em là cô gái Pháp mà hồn em là người Việt
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  • : Passionnée par le Vietnam, et ses chansons aux textes si poétiques ... Aujourd'hui c'est par le chant que j'aime exprimer tout mon amour pour ce pays... J'espère à travers mes chansons, vous faire rêver et voyager à travers le Vietnam ...
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Passionnée depuis toujours par le Vietnam, et ses chansons aux textes si poétiques ...
 
Aujourd'hui c'est par le chant que j'aime exprimer tout mon amour pour ce pays...

J'espère à travers mes chansons, vous faire rêver et voyager à travers le Vietnam ...
J'ai crée ce blog afin de partager mon amour pour le Vietnam...
ma passion pour les chansons Vietanmiennes que j'aimerai faire connaître autour de moi ...

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 23:00

Cette légende est une des plus connues... Probablement très vieille, elle présente, autour d'un fond commun assez mince, des détails différents suivant les traditions, et il est parfois difficile de choisir entre eux.



Sous le règne du quatrième roi Hung Vuong (du troisième, disent certains), un mandarin du nom de Cao avait deux fils, Tân et Lang, qui sans être jumeaux, se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, au point que leur propre mère les confondait entre eux. Ils étaient très beaux, ils s'aimaient tendrement et on ne les voyait jamais l'un sans l'autre.

Les deux frères étaient encore jeunes (de douze à quatorze ans, disent les uns ; dix-sept et dix-huit ans, selon les autres), quand un incendie enleva leurs parents avec tous leurs biens. Se trouvant du jour au lendemain sans ressources et sans amis, ils partirent ensemble chercher du travail au loin.


Le hasard les fit frapper chez le mandarin Luu, un homme très pieux, qui avait connu leur père. Il les accueillit chez lui et se prit d'affection pour eux, d'autant qu'il n'avait point de fils, mais seulement une fille.


Bientôt il voulut la donner à l'un des orphelins. Ces derniers étaient tous deux sensibles aux attraits de la jeune fille, qui, de son côté, ne savait comment choisir entre des garcons aussi semblables de visage et d'esprit ; ils rivalisaient d'ailleurs de générosité entre eux, chacun voulant céder à son frère la main de celle qu'il commencait à aimer.



Le mandarin fit préparer par sa fille un repas à leur intention, espérant découvrir une solution au cours de la rencontre. Sur son ordre, la jeune fille apporta deux bols de bouillie de riz, avec une seule paire de baguettes et les leur présenta. Sans réfléchir, le cadet prit les baguettes et les offrit, comme il le devait, à son ainé. Le mandarin désigna ce dernier pour son gendre.


Dans son affection pour son frère et dans sa volonté de suivre son devoir, Lang triompha aisément du penchant qu'il avait pu éprouver pour celle qui devenait sa belle-soeur.


Cependant Tân, tout à son nouveau bonheur, négligea les liens du sang et délaissa Lang. Celui-ci souffrit beaucoup dans son isolement, d'autant que les sentiments qu'il nourrissait pour son frère et sa belle-soeur étaient forts et purs. Un matin, n'y tenant plus, il quitta la maison commune.


Longtemps il alla droit devant lui, insensible à la fatigue, jusqu'au moment où il rencontra un fleuve qu'il ne put traverser. Il s'assit sur la rive et, pensant à son pauvre sort, il mourut de douleur. Il fut métamorphose en une pierre.


Quand son frère s'apercut de sa disparition, il comprit et se reprocha son égoisme. Plein de remords, il partit à sa recherche ; au bout de quelques jours de marche, il parvint au bord de la même rivière. Épuisé, il s'assit par terre, à côté de la pierre, contre laquelle il s'appuya. Il fut changé en un arbre au tronc droit terminé par une touffe de feuilles.


La femme, inconsolable de son absence, partit à son tour sur ses traces. Elle réussit à se trainer jusqu'au pied de cet arbre, qu'elle embrassa pour ne pas tomber, et pleura en pensant à son mari, jusqu'à en mourir. Elle fut transformée en une plante grimpante qui s'enroula autour du tronc élancé.


Avertis par un songe, les habitants de la region élevèrent un temple à la mémoire des trois amants malheureux ; sur le fronton, on pouvait lire ces caractères : Frères unis, époux fidèles.

Plus tard, au cours de l'année de sécheresse exceptionnelle qui marqua la fin du règne du quatrième roi Hung Vuong tandis que tous les autres végétaux dépérissaient, l'arbre et sa liane demeuraient seuls verdoyants au milieu de la désolation environnante. A la nouvelle du prodige, de toutes parts les pèlerins affluèrent au temple.


Le roi lui-même s'y rendit et, ce fut alors qu'il apprit des notables du village l'histoire des trois métamorphoses. Il en fut frappé et, cherchant à pénétrer les intentions divines, il interrogea ses conseillers mais personne ne trouva de réponse. A la fin, le ministre de la justice, un grand et sage vieillard, dit au roi :


''Sire, quand on veut s'assurer de la consanguinité entre frères et soeurs, ou de la paternité d'un bâtard, on fait saigner les intéressés et l'on recueille leurs sangs dans le même bol. Si le mélange est intime après la coagulation, la réponse est positive. Nous pourrions peut-être écraser ensemble des feuilles de la plante grimpante avec un fruit de l'arbre et un fragment de cette pierre réduit en poudre ?...''

L'avis fut écouté, on chauffa la pierre, qui s'effrita, on broya le mélange, qui prit bientôt une belle couleur rouge : l'épreuve était concluante.


Le vieux ministre conseilla alors à Hung Vuong de faire répandre la culture de ces deux plantes, et elles devinrent, sous les noms d'aréquier et de bétel, le symbole de l'amour fraternel et de l'amour conjugal. On commenca par faire mâcher les feuilles et les noix, avec un peu de chaux, par les jeunes mariés ou par les frères et soeurs, afin d'entretenir l'affection commune. Puis, l'habitude se propagea très vite de chiquer, dans toutes les rencontres, entre gens qui se connaissent ou veulent ''faire connaissance''.

De nos jours, on trouve encore, surtout à la campagne, des amateurs pour ce mélange un peu grisant, qui peut paraitre amer pour un étranger, mais qui réserve à ses derniers amis sa fraicheur, son parfum et sa douceur mariée à sa légère amertume.


Si la chique de bêtel était ainsi devenue l'entrée en matière de toute conversation, comme disait le vieil adage rythmé, l'usage en était particulièrement observé à l'occasion des grands événements de la vie : naissance, mariage, décès, ainsi que dans toutes les cérémonies religieuses, publiques ou privées. Pour un mort, un ancêtre, une divinité, la chique de bétel constituait, avec le bol d'eau fraiche, l'offrande la plus pure. Mais c'était autour du mariage et de l'amour que la coutume gardait sa signification première. Traditionnellement, tout entretien galant commencait par l'offre d'une chique de bêtel ; entre personnes de. sexes différents, c'était une invitation et une avance. En l'acceptant, vous vous engagiez, plus ou moins suivant les circonstances.

Il fallait donc savoir refuser,
 à l'occasion, comme la jeune fille de la chanson :



Ce matin, je vais cueillir du murier
Je rencontre deux pécheurs assis sur une pierre.
Tous deux se lèvent et m'adressent la parole :
''Où va-t-on de ce pas rapide, la belle ?
-- Messieurs, je vais cueillir du murier.''
Tous deux ouvrent leur sac et m'offrent du bétel.''
Messieurs, mes parents me l'ont bien répété :
Une jeune fille n'accepte pas le bétel d'un étranger. ''



Dans les fiancailles, le bétel et la noix d'arec présentés par les parents du jeune homme étaient distribués par la famille de la fiancée à tous leurs parents et amis, pour annoncer la bonne nouvelle. Si dans la suite, pour une raison quelconque, on revenait sur sa promesse, on devait restituer ces cadeaux rituels, tout comme ailleurs une jeune fille qui reprend sa parole renvoie la bague de fiancailles. Pour les noces, les mêmes pièces essentielles figuraient à leur place et, même de, nos jours, s'il vous arrive de rencontrer un cortège à l'ancienne mode, vous pouvez voix encore les porteurs de grands plateaux ronds, en équilibre sur leurs têtes, chargés de régimes de noix d'arec et de feuilles de bétel, et recouverts d'une serviette rouge, couleur de félicité.

Autrefois, vous ne pouviez pas entrer dans une maison  sans trouver, sur le lit de camp de réception, la grande boite ronde laquée de rouge ou incrustée de nacre qu'on ouvrait dès que vous étiez assis. Elle offrait, bien rangés dans les petits compartiments d'un plateau mobile, tous les éléments et accessoires de la chique de bétel : noix fraiches découpées en quartiers succulents, noix sèches dorées aux bords gracieusement recourbés vers leur coeur de graine brune, et, indispensables voisines -- vert clair tirant vers le jaune ou vert foncé, grave et sur -- les feuilles de bétel enroulées, sagement couchées comme vos cigarettes, en étages réguliers ; à côté, voici de la ''racine'' taillée en lames roses ; enfin le minuscule étui à chaux, souvent d'argent, avec sa curette fine pour la pâte d'un blanc pur... Sous le plateau, dans le ventre de la boite, dormaient en réserve des feuilles de bétel, des noix intactes sous leur écorce verte, avec un couteau rectangulaire, large et court, tranchant comme un rasoir, et la petite serviette rouge pour l'essuyer.

Tout Vietnamien qui a atteint aujourd'hui un certain âge, a pu voir, dans son enfance, sa mère enseigner a ses soeurs à préparer la chique de bétel : comment enlever la tête de la noix d'arec et son écorce ; la trancher ensuite en quartiers bien nets en la tenant fortement et délicatement à la fois dans le creux formé par l'extrêmité des doigts de la main gauche; comment couper les deux côtés de la feuille de bétel avant de l'enrouler en commencant par la pointe, pour la fermer ensuite avec son propre pétiole taillé en biseau et piqué en son milieu sans oublier de la beurrer auparavant, à l'intérieur, d'une parcelle de chaux bien dosée. Dans certaines familles, les jeunes filles savaient donner à la feuille des formes variées (''en ailes de phénix'', par exemple); mais on pouvait montrer toute son habileté dans la confection d'un morceau ordinaire : en cylindre régulier, de dimensions agréables à l'oeil, doux et ferme au toucher, d'une élasticité égale dans toutes ses parties.

De nos jours, l'usage et le rite du bétel tend à disparaitre dans les villes, en même temps que l'antique coutume des dents teintes en noir. Nos jeunes filles, si elles apprennent encore un peu de pâtisserie, avec la couture et la cuisine sans compter les programmes intellectuels ne s'exercent plus dans l'art désuet d'arranger un plateau harmonieux. Aussi bien, aucun jeune homme ne leur tendra plus, comme gage de sa foi sincère, la forte branche d'aréquier enlacée à la fraiche liane de bétel.




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Published by HongTuyet - dans Légendes Vietnamiennes
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commentaires

Nhac-Viet-Dominique 05/06/2009 07:43

Bonjour,Moi qui aime les légendes et bien je suis ravie de lire ces beaux récits.Bonne continuation.Amitiés.Dominique TRAN

HongTuyet 07/06/2009 13:24


Bonjour Dominique,

Je suis ravie que cette légende t'aie plu...

A bientot
HT


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