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  • : Ame Vietnamienne - Em là cô gái Pháp mà hồn em là người Việt
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  • : Passionnée par le Vietnam, et ses chansons aux textes si poétiques ... Aujourd'hui c'est par le chant que j'aime exprimer tout mon amour pour ce pays... J'espère à travers mes chansons, vous faire rêver et voyager à travers le Vietnam ...
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Niềm Đam Mê Âm Nhạc

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Passionnée depuis toujours par le Vietnam, et ses chansons aux textes si poétiques ...
 
Aujourd'hui c'est par le chant que j'aime exprimer tout mon amour pour ce pays...

J'espère à travers mes chansons, vous faire rêver et voyager à travers le Vietnam ...
J'ai crée ce blog afin de partager mon amour pour le Vietnam...
ma passion pour les chansons Vietanmiennes que j'aimerai faire connaître autour de moi ...

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 02:01
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Par une nuit claire, en levant des yeux vers les étoiles, on voyait une immense bande blanchâtre qui traverse en écharpe la voũte du ciel. C'est le Fleuve d'Argent ; sur chacune de ses rives vit l'un des époux Ngâu, séparés l'un de l'autre par la volonté de l'Empereur du Ciel.

CoeursRouges
La légende du Bouvier et de la Tisserande
- une version Vietnamienne parmis d'autres -

Le Fleuve D'Argent (Nguu Lang & Chuc Nu)

Chuc Nu, l'une des plus belles parmi les filles de l'Empereur de Jade, était la plus adroite et la plus laborieuse. Chaque matin, elle allait retrouver son métier à tisser sur les bords du Fleuve d'Argent, et jusqu'au soir, ses pieds appuyaient sur les pédales, tandis que ses mains se renvoyaient la navette fuselée. C'était elle qui habillait toutes les tiên (imortelles) de la cour, et c'est pourquoi son métier mêlait sans relâche son bruit régulier à la chanson des flots d'argent.

Tous les jours, le berger Nguu Lang menait paĩtre les troupeaux de l'Empereur le long du fleuve. Tous les jours il voyait la diligente princesse à sa tâche, et il ne pouvait se lasser d'admirer la perfection de son visage et la grâce de ses mouvements. Or ce jeune pâtre était beau, si bien que Chuc Nu ne put demeurer longtemps insensible à ses regards. Et Nguu Lang n'osa croire à son bonheur.

Quand L'Empereur de Jade s'apercut de leur inclination mutuelle, il ne la contraria point, mais leur permit de s'épouser, exigéant seulement que chacun d'eux continuait son métier après leur mariage. Au milieu des délices partagées, Nguu Lang et Chuc Nu oublièrent hélas l'ordre de l'Empereur.

Les paysages du ciel offraient leur cadre de rêve aux promenades sans fin des jeunes amoureux qui négligèrent complètement les travaux d'autrefois devenus sans attraits. Laissés à eux-mêmes, les troupeaux vagabondaient à travers les champs du ciel. Le métier ne faisait plus entendre son chant actif et les araignées venaient y tisser leurs toiles.

L'Empereur de Jade se montra aussi sévère qu'il avait été bon. Il sépara les deux époux, qui durent reprendre leurs occupations, chacun d'un côté du Fleuve d'Argent. Et depuis lors, tous deux regardent pardessus la nappe lumineuse : loin l'un de l'autre, ils ne cessent de penser l'un à l'autre. Une fois par an, il leur est permis de se rencontrer : au septième mois, qui s'appelle des ''Ngâu'' (1). Chaque fois qu'ils se rencontrent, Nguu Lang et Chuc Nu versent des larmes de joie : ils pleurent de nouveau quand vient le moment de la séparation. C'est pourquoi les pluies tombent si abondamment au septième mois, les ''pluies de Ngau''.

De plus, si vous allez à la campagne à cette époque de l'année, remarquez la disparition des corbeaux : ils sont montés au ciel pour porter le pont qui permet aux époux de se rejoindre.

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La rencontre de l'étoile du Bouvier et de celle de la Tisserande se rejoignent. C'est l'occasion d'une grande fête, qui est autant la célèbration des retrouvailles des deux époux, c'est pourquoi cette fête est souvent comparé à notre fête de la St Valentin....
et la raison pour laquelle j'ai choisi de vous la présenter aujourd'hui ... bien qu'a vrai dire, elle trainait dans ma boite des articles en brouillon depuis le 14/02/2009... il était temps !!

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 00:15
LE PAPAYER

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Il était une fois deux frères qui devaient se partager l'héritage à la mort de leurs parents. L'aîné, cupide et rusé, réussit à s'emparer de tous les biens, ne laissant à son frère qu'une paillote et un papayer rabougri. Mais le jeune frère et sa femme ne s'en plaignaient pas et se contentaient de cette maigre part.

Ils prenaient soin de leur papayer, l'arrosaient avec assiduité. Bientôt l'arbre reprit de la vigueur et donna une grande quantité de fruits.

Quand les papayes commencèrent à mûrir, un corbeau géant venait chaque jour en manger. Il était impossible pour le couple de l'en empêcher. La femme, désolée, se lamenta :

— Quel malheur ! Pauvres que nous sommes, nous comptons beaucoup sur ce que nous rapporterait le papayer, et voilà que cet oiseau ravage tout. Nous finirons probablement par connaître la faim.

Stupéfaction ! Le corbeau se pencha soudain et répliqua d'une voix grave :

— Des papayes j'en mange, de l'or je rends. Munissez-vous d'un sac pouvant contenir trois livres d'or. Demain, je vous emmènerai en chercher.

La femme se précipita dans la chaumière et raconta l'histoire à son mari qui y croyait. Ils confectionnèrent donc un sac de la taille indiquée par le corbeau.

Le lendemain l'oiseau revint et préleva comme d'habitude sa ration de papaye, puis descendit de l'arbre et invita l'homme à prendre place sur son dos avec le sac. Ensuite il s'élança dans les airs et vola très longtemps avant d'atterrir sur une île déserte couverte de pierres précieuses. Le sac une fois remplie, le corbeau ramena l'homme chez lui.

Depuis ce jour, le couple vivait dans la richesse et l'abondance, sans oublier de venir en aide aux pauvres.

L'aîné cherchait à connaître l'origine de la richesse de son jeunefrère. Celui-ci, honnête et franc, lui raconta toute l'histoire. L'aîné proposa alors d'échanger sa fortune contre la paillote et le papayer. Son frère accepta.

Un jour le corbeau revint manger les papayes et fit la même proposition à l'aîné. Mais au lieu d'apporter avec lui un sac de la taille indiquée par le corbeau, il prit avec lui deux gros sacs. Sur le chemin de retour, le poids démesuré de ces sacs fit tanguer l'oiseau : l'aîné tomba dans la mer et s'y noya.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 20:27

L'arbalète Magique

 

  mychautrongthuy-copie-1.jpg

 

Grâce à l'arc offert par un génie, le roi An Duong Vuong arriva à défaire l'armée chinoise. Ne pouvant lutter à armes égales avec ce dernier,le général Chinois Triêu Dà dut faire la paix eté dépêcha son fils Trong Thuy à la cour de Au-Lac en gage de bonnes relations entre les deux apys. Trong Thuy arriva à conquérir le coeur de la fille du roi An Duong Vuong et devint ainsi le conseiller intime du roi.

 

Malgré l'affection et l'amour qu'il portait à sa femme My Chau, il ne perdait pas de vue la mission dont l'avait investi son père : neutraliser l'arme magique qui permettait d'assurer la suprématie du roi An Duong Vuong. Cet engin miraculeux était bien gardé dans un endroit connu seulement par le roi et sa fille. Celle ci, après maintes demandes insistantes de Trong Thuy, lui montra cette arme magique dont la gâchette était constituée par une griffe de la Tortue d'Or. Profitant d'un moment d'innatention de la princesse, Trong Thuy résussit à décrocher la griffe de la Tortue d'Or et la remplacer par un imitation similaire.

 

Puis, peu de temps après il prétextât la mauvaise santé de son père et demanda au roi de lui permettre de rentrer dans son pays. Avant son départ, il demanda à sa femme "Comment nous retrouver en cas de séparation brusquée ?" ; "Tu peux me repérer facilement car en cas d'urgence, je jetterai sur mon passage, les duvets blancs de mon manteau, lui répondit elle.

 

Convaincu que l'arme magique ne possédait plus les vertus dévastatrices, le général Chinois se lança à l'attaque du royaume de Au Lac. Toujours confiant en la puissance de son arc magique, le roi An Duong Vuong alla chercher son arme pour détruire les ennemis. Ayant constaté que l'arme était détraquée, le roi prit la fuite en sautant sur son cheval et en emmenant sa fille en croupe en direction de la mer. Arrivé près du rivage, il s'écria "Génie de la Tortue d'Or, venez à mon secours". Celui ci apparut aussitôt et pointa son index vers le roi en disant "L'ennemi est derrière vous, sur la croupe du cheval." Le roi se retourna, vit sa fille avec la traînée de plumes blanches semées sur la route qu'il avait suivie.

 

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Furieux, il sortit son épée, tua My Chau et suivit le génie de la Tortue d'Or dans la mer. Guidé par les plumes d'oie, Trong Thuy vit le corp de sa femme morte sur la place. Le sang qui s'échappait fut ingrgité par les huîtres et se transforma en des perles. Désespéré Trong Thuy ramena le corps de sa femme à Co Loa et se suicida en se guêtrant dans un puits près de la tombe de My Châu.

 

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 00:13

Tous les matins, dès l'aube, Da Trang le chasseur quittait sa paillote et s'enfoncait dans la foret, avec son arc et ses flèches, pour ne rentrer que le soir, avec les bêtes qu'il avait tuées.

Dans la journée, il lui arrivait de passer devant un sanctuaire et de rencontrer dans les environs deux serpents noirs tachetés de blanc. Au début, il en avait peur, mais comme ils ne lui faisaient aucun mal, il s'habitua vite à leur présence ; il finit par comprendre que c'étaient des serpents-génies, et déposa régulièrement du gibier au pied de l'autel.




Un jour, en s'approchant, Da Trang entendit un grand bruit de feuilles et d'herbes fouettées. Il accourut et, voyant les deux serpents noirs attaqués par un serpent jaune bien plus gros qu'eux, il prit son arc et tira sur ce dernier, qui fut blessé à la tête et s'enfuit. L'un des deux serpents noirs se lanca à sa poursuite, tandis que l'autre, grièvement mordu, mourut peu après. Da Trang l'ensevelit soigneusement derrière le sanctuaire.



La nuit, un génie lui apparut et lui dit :
''Vous m'avez sauvé des crocs de mon ennemi et vous avez rendu les derniers devoirs à ma femme. Voici le témoignage de ma gratitude. ''

Et Da Tràng vit le génie se transformer en un serpent : il ouvrit largement sa gueule et laissa tomber une perle qui luisait dans la nuit.

Da Trang avait toujours entendu dire que la possession d'une perle de serpent génie permettait aux hommes de comprendre le langage des animaux ; il la mit donc dans sa bouche le lendemain matin avant de partir en chasse.



À peine entré dans la foret, il entendit une voix qui descendait d'un arbre :
''A droite, à deux cents pas, qui voit un daim ? A droite, à deux cents pas, qui voit ?''

C'était un corbeau qui le conseillait ainsi; Da Trang l'écouta et, quand il eut abattu sa proie, l'oiseau cria :

''N'oubliez pas ma récompense ! N'oubliez pas !''

Da Trang s'apercut que de son côté le corbeau le comprenait. À sa question ''Que veux-tu ?'' l'autre répondit : ''Les entrailles ! Seulement les entrailles !''

Da Trang ne manqua pas de s'acquitter. Le lendemain, le corbeau revint et le renseigna de nouveau, et c'est ainsi qu'ils devinrent associés, Da Trang prenant toujours soin de déposer en un endroit convenu la part de son compagnon.

Un jour, cette part fut dérobée par quelque bête avant l'arrivée du corbeau. Celui-ci crut à un oubli de Da Trang et vint se plaindre chez lui. L'homme protesta, tous deux finirent par se disputer ; le corbeau se mit insulter Da Tràng, et celui-ci, dans sa colère, lui décocha une flèche empoisonnée. Mais l'oiseau sut l'éviter et, s'envolant à tire-d'aile, il ramassa la flèche à l'endroit où elle était tombée, criant:

''On se vengera ! On se vengera !''


Quelques jours après, Da Tràng fut arrêté : on avait découvert sur le corps d'un noyé la flèche empoisonnée marquée à son nom. Malgré ses protestations, il fut jeté en prison.

Quelqu'un qui fut bien étonné, ce fut le geôlier de notre chasseur : il l'entendit rire et parler tout seul. Il le crut fou, alors que Da Tràng causait tout simplement avec les bestioles de sa cellule, priant les moustiques et les punaises de ne pas le piquer, ou répondant à leurs appréciations sur la peau des prisonniers qui l'avaient précédé dans ces lieux...



Une fois, il surprit une conversation entre qui racontaient comment plusieurs des greniers royaux, mal gardés, avaient été vidés par eux. Da Trang demanda immédiatement à voir le gouverneur de la prison. D'abord sceptique, ce dernier finit par signaler le fait et l'on s'apercut que Da Trang n'avait pas menti.

Peu après, des fourmis qui transportaient en hâte leurs oeufs et leurs provisions dans les endroits élevés, interrogées par Da Trang, lui annoncèrent qu'une grosse crue était imminente.

Prevenu, le gouverneur s'empressa cette fois d'en référer au roi, qui fit prendre d'urgence les mesures nécessaires. Trois jours plus tard, les eaux du grand fleuve montèrent rapidement et débordèrent, inondant d'immenses régions. * Le roi fit alors venir Da Tràng. Il apprit de sa bouche toute la vérité, depuis l'histoire des serpents jusqu'à la vengeance du corbeau, et put examiner la perle miraculeuse. Émerveillé, il vit immédiatement tout le parti qu'il pouvait en tirer dans l'intérêt général. Il comptait aussi découvrir pour son compte plus d'un secret de la nature et des merveilles ignorées du reste des hommes. Mais il ne voulut pas priver Da Tràng de sa perle et le garda près de lui, le consultant souvent, se faisant répéter tout ce qu'il entendait.


Da Tràng vécut ainsi heureux entre son roi et les animaux de toute sorte, depuis les plus petits jusqu'aux plus grands, ceux qui volent, ceux qui marchent, ceux qui rampent. Au début, le roi se passionnait pour ces conversations, et y consacrait. une bonne partie de son temps. Il s'apercut que les bêtes ne sont pas aussi simples qu'on le croit, que les hommes ont tort de les mépriser, à moins de se mépriser aussi eux-mêmes car elles leur ressemblent étrangement et chaque espèce forme un monde avec ses absurdités, ses cruautés et ses misères, tout à fait comparables à celles qui ornent les sociétés humaines.

Puis il se lassa vite d'écouter ces bavardages. Dans l'espoir d'autres découvertes, il emmena Da Tràng avec lui dans de longues promenades en mer. Ils interrogèrent les poissons les plus divers, mais là encore, les entretiens intéressants étaient rares, et le roi ne tarda pas à constater que, tout comme les animaux de la terre, les habitants des eaux parlaient le plus souvent pour ne rien dire ou seulement pour faire du mal.


Par un beau matin de printemps, laissant Da Trang se reposer à l'ombre d'une voile, le roi suivit des yeux les ébats d'une bande de dauphins. La brise ridait le calme visage de la mer, ensoleillée et faisait courir des paillettes éblouissantes.

Tout à coup, Da Tràng prêta l'oreille et se pencha au-dessus de l'eau : une seiche nageait à côte de la barque royale et, tout en nageant, elle chantait d'un air joyeux :


Nuage, nuage blanc,
Qui nage, nage, lent,
Dans les eaux bleues du ciel.

C'était si drôle, cette seiche qui chantait en se balancant en cadence, presque à la surface, que Da Tràng éclata de rire : la perle glissa de sa bouche et tomba dans la mer.


L'émotion du roi fut vive, sans égaler le désespoir de Da Tràng. On nota l'emplacement, fit venir les meilleurs plongeurs du royaume, mais leurs recherches furent vaines, comme on pouvait le prévoir.

Si le roi en éprouva des regrets sincères, ils ne furent pas durables : il avait ses occupations et d'autres distractions. Mais Da Tràng, lui, demeura inconsolable. Il y pensa jour et nuit, ne prit plus gout à rien, et malgré les bontés du monarque, qui n'oubliait pas les services rendus, il pleurait sans fin l'irréparable perte.

A force de retourner dans son cerveau affaibli les moyens de retrouver son bien, il concut l'idée de combler la mer. Il rassembla toute une armée d'ouvriers, qui chaque jour déversèrent sur la plage des centaines de charrettes de sable. Le roi le laissa faire d'abord par indulgence. Puis il dut arrêter la tentative insensée.

Da Tràng se rongea et mourut sans avoir recouvré toute sa raison. Il exigea d'être enseveli à l'endroit même où il surveillait les travaux de comblement, face à la mer qui lui avait ravi son trésor.


Quand vous serez au bord de la mer, allez sur la plage, de bon matin, à la marée descendante ; vous y remarquerez d'innombrables petites boules de sable c'est l'oeuvre des crabes da-tràng, qui pullulent sous vos pas et qui, à la moindre alerte, disparaissent dans leurs trous. À l'aide de leurs pinces, ils roulent très rapidement le sable en boule, mais une seule vague suffit pour détruire tout leur travail. lls recommencent à creuser et à rouler, infatigables, amassant pour le temps qui dure jusquà la vague suivante.

On dit que l'âme inconsolée de Da Tràng, passée dans ce peuple de crabes minuscules, ne cesse de penser à la perle magique et poursuit sa tentative de combler la mer.


Da Tràng xe cat bê dông
Nhoc minh mà chang nên công can gi.
. . . . . . . . .
Le da-tràng charrie du sable dans la Mer de l'Est
Il peine et se dépense pour un résultat nul.




Ce proverbe en deux vers est cité chaque fois qu'on voit un homme se lancer dans une entreprise impossible, oubliant la mesure de ses forces et sa pauvre condition humaine. Nous disons encore plus brièvement : công da tràng, peine, labeur de da-tràng, pour qualifier des efforts dépensés en pure perte, et qu'on aurait pu s'épargner, avec un peu de sagesse et de modération.

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 17:48

Jadis, un jeune bûcheron nommé Cuoi avait l'habitude de partir couper du bois avant l'aube



Un matin ou il avançait dans la semi-obscurité, il entendit à ses pieds des miaulements étranges. Pris de peur, il abattit sa cogné au hasard.
Aussitôt, un rugissement terrible se mit à retentir, Cuoi n'eut que le temps de grimper jusqu'au fait de l'arbre.


Au jour il vit que sa cogné avait frappé à mort quatre petits tigres. La mère bondissait en hurlant de douleur. Cuoi se garda bien de descendre et continua d'observer l'animal. Il vit alors la tigresse se diriger vers un arbre proche, arracher quelques feuilles d'une plante, les mâcher et, revenant vers les petits inanimés, introduire cette pâte entre leur leurs dents. O miracle ! Les petits agitèrent leur queue et se redressèrent.


Cuoi attendit que la mère les ait emporté pour descendre. Il déterra la plante et l'emmena chez lui. Sur son chemin il vit un vieux mendiant qui venait de mourir. Cuoi mâcha quelques feuilles qu'il introduisit dans la bouche du vieillard. Aussitôt celui-ci fut sur son séant et questionna Cuôi.

L'ayant écouté il dit :
           -  Terre, Ciel ! C'est la plante qui ressuscité les morts. Le Ciel vous la donne mon enfant pour aider vos semblables, faites en bon usage. Veillez seulement à ne lui donner que de l'eau pure, sinon elle s'envolera ...

Et le vieil homme disparut. Cuôi repiqua la plante à l'Est, dans son jardin et l'arrosa avec de l'eau clair de son puits. Dès lors il ne cessa de sauver ses semblables jeunes et vieux.  Sa réputation s'étendit à tous le pays, mais il restait solitaire.


Un jour Cuôi vit le cadavre d'un chien flottant sur la rivière. Il prit une feuille qu'il avait dans sa poche et le ranima, il n'eut pas de meilleurs amis.

A quelques temps de là, un notable du village voisin vint trouver Cuôi pour sa fille qui venait de se noyer : Cuôi se précipita. Bientôt, les roses de la vie remplacèrent la pâleur de la mort sur le visage de la jeune fille.

Reconnaissante, elle voulu bien épouser Cuôi et le notable accepta. Cuôi, sa femme et son chien étaient heureux quand de mauvais gens tuèrent la jeune femme, lui arrachèrent les entrailles qu'ils jetèrent dans le fleuve.

Cuôi rentrant de la forêt devint fou de douleur, il eseya de ranimer sa femme, mais comment vivre sans ses intestins ? Alors le brave chien dit  "Prend les miens" ce que fit Cuôi. L'opération réussit et la femme revint à la vie. Ému de la fidélité de son chien Cuôi lui modela des intestins de terre.


Toute la famille vivait à nouveau dans la paix quand, une après midi ou Cuôi était allé couper du bois, la jeune femme éprouva le besoin d'aller se soulager et malencontreusement alla vers la plante. Aussitôt un vent violent souffla en rafale et la plante miraculeuse arraché du sol s'envola.


Cuôi qui rentait eu juste le temps d'accrocher sa cogné à l'une des racines, mais la plante était plus forte que lui et l'entraîna à travers le ciel jusqu'à la lune.

Depuis ce jour Cuôi vit dans la lune avec la plante miraculeuse qui chaque année laisse tomber une seule feuille, que se disputent les poissons.

Regardez les jours de pleines lunes et vous verrez auprès d'une tache noir en forme de vieil arbre, une silhouette humaine : C'est "Cuôi au pied d'un banian".

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 23:00

Cette légende est une des plus connues... Probablement très vieille, elle présente, autour d'un fond commun assez mince, des détails différents suivant les traditions, et il est parfois difficile de choisir entre eux.



Sous le règne du quatrième roi Hung Vuong (du troisième, disent certains), un mandarin du nom de Cao avait deux fils, Tân et Lang, qui sans être jumeaux, se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, au point que leur propre mère les confondait entre eux. Ils étaient très beaux, ils s'aimaient tendrement et on ne les voyait jamais l'un sans l'autre.

Les deux frères étaient encore jeunes (de douze à quatorze ans, disent les uns ; dix-sept et dix-huit ans, selon les autres), quand un incendie enleva leurs parents avec tous leurs biens. Se trouvant du jour au lendemain sans ressources et sans amis, ils partirent ensemble chercher du travail au loin.


Le hasard les fit frapper chez le mandarin Luu, un homme très pieux, qui avait connu leur père. Il les accueillit chez lui et se prit d'affection pour eux, d'autant qu'il n'avait point de fils, mais seulement une fille.


Bientôt il voulut la donner à l'un des orphelins. Ces derniers étaient tous deux sensibles aux attraits de la jeune fille, qui, de son côté, ne savait comment choisir entre des garcons aussi semblables de visage et d'esprit ; ils rivalisaient d'ailleurs de générosité entre eux, chacun voulant céder à son frère la main de celle qu'il commencait à aimer.



Le mandarin fit préparer par sa fille un repas à leur intention, espérant découvrir une solution au cours de la rencontre. Sur son ordre, la jeune fille apporta deux bols de bouillie de riz, avec une seule paire de baguettes et les leur présenta. Sans réfléchir, le cadet prit les baguettes et les offrit, comme il le devait, à son ainé. Le mandarin désigna ce dernier pour son gendre.


Dans son affection pour son frère et dans sa volonté de suivre son devoir, Lang triompha aisément du penchant qu'il avait pu éprouver pour celle qui devenait sa belle-soeur.


Cependant Tân, tout à son nouveau bonheur, négligea les liens du sang et délaissa Lang. Celui-ci souffrit beaucoup dans son isolement, d'autant que les sentiments qu'il nourrissait pour son frère et sa belle-soeur étaient forts et purs. Un matin, n'y tenant plus, il quitta la maison commune.


Longtemps il alla droit devant lui, insensible à la fatigue, jusqu'au moment où il rencontra un fleuve qu'il ne put traverser. Il s'assit sur la rive et, pensant à son pauvre sort, il mourut de douleur. Il fut métamorphose en une pierre.


Quand son frère s'apercut de sa disparition, il comprit et se reprocha son égoisme. Plein de remords, il partit à sa recherche ; au bout de quelques jours de marche, il parvint au bord de la même rivière. Épuisé, il s'assit par terre, à côté de la pierre, contre laquelle il s'appuya. Il fut changé en un arbre au tronc droit terminé par une touffe de feuilles.


La femme, inconsolable de son absence, partit à son tour sur ses traces. Elle réussit à se trainer jusqu'au pied de cet arbre, qu'elle embrassa pour ne pas tomber, et pleura en pensant à son mari, jusqu'à en mourir. Elle fut transformée en une plante grimpante qui s'enroula autour du tronc élancé.


Avertis par un songe, les habitants de la region élevèrent un temple à la mémoire des trois amants malheureux ; sur le fronton, on pouvait lire ces caractères : Frères unis, époux fidèles.

Plus tard, au cours de l'année de sécheresse exceptionnelle qui marqua la fin du règne du quatrième roi Hung Vuong tandis que tous les autres végétaux dépérissaient, l'arbre et sa liane demeuraient seuls verdoyants au milieu de la désolation environnante. A la nouvelle du prodige, de toutes parts les pèlerins affluèrent au temple.


Le roi lui-même s'y rendit et, ce fut alors qu'il apprit des notables du village l'histoire des trois métamorphoses. Il en fut frappé et, cherchant à pénétrer les intentions divines, il interrogea ses conseillers mais personne ne trouva de réponse. A la fin, le ministre de la justice, un grand et sage vieillard, dit au roi :


''Sire, quand on veut s'assurer de la consanguinité entre frères et soeurs, ou de la paternité d'un bâtard, on fait saigner les intéressés et l'on recueille leurs sangs dans le même bol. Si le mélange est intime après la coagulation, la réponse est positive. Nous pourrions peut-être écraser ensemble des feuilles de la plante grimpante avec un fruit de l'arbre et un fragment de cette pierre réduit en poudre ?...''

L'avis fut écouté, on chauffa la pierre, qui s'effrita, on broya le mélange, qui prit bientôt une belle couleur rouge : l'épreuve était concluante.


Le vieux ministre conseilla alors à Hung Vuong de faire répandre la culture de ces deux plantes, et elles devinrent, sous les noms d'aréquier et de bétel, le symbole de l'amour fraternel et de l'amour conjugal. On commenca par faire mâcher les feuilles et les noix, avec un peu de chaux, par les jeunes mariés ou par les frères et soeurs, afin d'entretenir l'affection commune. Puis, l'habitude se propagea très vite de chiquer, dans toutes les rencontres, entre gens qui se connaissent ou veulent ''faire connaissance''.

De nos jours, on trouve encore, surtout à la campagne, des amateurs pour ce mélange un peu grisant, qui peut paraitre amer pour un étranger, mais qui réserve à ses derniers amis sa fraicheur, son parfum et sa douceur mariée à sa légère amertume.


Si la chique de bêtel était ainsi devenue l'entrée en matière de toute conversation, comme disait le vieil adage rythmé, l'usage en était particulièrement observé à l'occasion des grands événements de la vie : naissance, mariage, décès, ainsi que dans toutes les cérémonies religieuses, publiques ou privées. Pour un mort, un ancêtre, une divinité, la chique de bétel constituait, avec le bol d'eau fraiche, l'offrande la plus pure. Mais c'était autour du mariage et de l'amour que la coutume gardait sa signification première. Traditionnellement, tout entretien galant commencait par l'offre d'une chique de bêtel ; entre personnes de. sexes différents, c'était une invitation et une avance. En l'acceptant, vous vous engagiez, plus ou moins suivant les circonstances.

Il fallait donc savoir refuser,
 à l'occasion, comme la jeune fille de la chanson :



Ce matin, je vais cueillir du murier
Je rencontre deux pécheurs assis sur une pierre.
Tous deux se lèvent et m'adressent la parole :
''Où va-t-on de ce pas rapide, la belle ?
-- Messieurs, je vais cueillir du murier.''
Tous deux ouvrent leur sac et m'offrent du bétel.''
Messieurs, mes parents me l'ont bien répété :
Une jeune fille n'accepte pas le bétel d'un étranger. ''



Dans les fiancailles, le bétel et la noix d'arec présentés par les parents du jeune homme étaient distribués par la famille de la fiancée à tous leurs parents et amis, pour annoncer la bonne nouvelle. Si dans la suite, pour une raison quelconque, on revenait sur sa promesse, on devait restituer ces cadeaux rituels, tout comme ailleurs une jeune fille qui reprend sa parole renvoie la bague de fiancailles. Pour les noces, les mêmes pièces essentielles figuraient à leur place et, même de, nos jours, s'il vous arrive de rencontrer un cortège à l'ancienne mode, vous pouvez voix encore les porteurs de grands plateaux ronds, en équilibre sur leurs têtes, chargés de régimes de noix d'arec et de feuilles de bétel, et recouverts d'une serviette rouge, couleur de félicité.

Autrefois, vous ne pouviez pas entrer dans une maison  sans trouver, sur le lit de camp de réception, la grande boite ronde laquée de rouge ou incrustée de nacre qu'on ouvrait dès que vous étiez assis. Elle offrait, bien rangés dans les petits compartiments d'un plateau mobile, tous les éléments et accessoires de la chique de bétel : noix fraiches découpées en quartiers succulents, noix sèches dorées aux bords gracieusement recourbés vers leur coeur de graine brune, et, indispensables voisines -- vert clair tirant vers le jaune ou vert foncé, grave et sur -- les feuilles de bétel enroulées, sagement couchées comme vos cigarettes, en étages réguliers ; à côté, voici de la ''racine'' taillée en lames roses ; enfin le minuscule étui à chaux, souvent d'argent, avec sa curette fine pour la pâte d'un blanc pur... Sous le plateau, dans le ventre de la boite, dormaient en réserve des feuilles de bétel, des noix intactes sous leur écorce verte, avec un couteau rectangulaire, large et court, tranchant comme un rasoir, et la petite serviette rouge pour l'essuyer.

Tout Vietnamien qui a atteint aujourd'hui un certain âge, a pu voir, dans son enfance, sa mère enseigner a ses soeurs à préparer la chique de bétel : comment enlever la tête de la noix d'arec et son écorce ; la trancher ensuite en quartiers bien nets en la tenant fortement et délicatement à la fois dans le creux formé par l'extrêmité des doigts de la main gauche; comment couper les deux côtés de la feuille de bétel avant de l'enrouler en commencant par la pointe, pour la fermer ensuite avec son propre pétiole taillé en biseau et piqué en son milieu sans oublier de la beurrer auparavant, à l'intérieur, d'une parcelle de chaux bien dosée. Dans certaines familles, les jeunes filles savaient donner à la feuille des formes variées (''en ailes de phénix'', par exemple); mais on pouvait montrer toute son habileté dans la confection d'un morceau ordinaire : en cylindre régulier, de dimensions agréables à l'oeil, doux et ferme au toucher, d'une élasticité égale dans toutes ses parties.

De nos jours, l'usage et le rite du bétel tend à disparaitre dans les villes, en même temps que l'antique coutume des dents teintes en noir. Nos jeunes filles, si elles apprennent encore un peu de pâtisserie, avec la couture et la cuisine sans compter les programmes intellectuels ne s'exercent plus dans l'art désuet d'arranger un plateau harmonieux. Aussi bien, aucun jeune homme ne leur tendra plus, comme gage de sa foi sincère, la forte branche d'aréquier enlacée à la fraiche liane de bétel.




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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 23:32

A
utrefois vivait une jeune fille du nom de Thi Kinh. Célèbre par sa beauté, elle voyait se presser à sa porte les prétendants les plus riches et les plus brillants. Mais dans sa soif de se dévouer, Thi Kinh les refusa tous pour choisir un homme sans fortune et sans attraits.


Le ménage dut mener une vie difficile, mais la jeune femme accomplissait avec joie les plus dures besognes, trouvant son bonheur dans une affection fidèle et grave.


Une après-midi, elle interrompit un instant son travail pour regarder son mari qui somnolait. Elle remarqua sur son menton un poil de barbe qui poussait à rebours et eut l'idée de l'enlever. Prenant un couteau bien tranchant, elle l'approcha du visage endormi. Soudain réveillé, l'époux eut peur, s'agita et se blessa légèrement. Il se mit à crier, appela à l'aide, accusant sa femme de vouloir attenter à ses jours.


D'abord surprise puis décue et accablée, devant son mari en fureur et les voisins hostiles, la pauvre Thi Kinh ne sut que dire. Dans sa faiblesse et dans sa douleur elle garda le silence. On prit cette résignation pour un aveu et son mari la chassa.


Personne n'eut pitié d'elle. Ses anciens amis se détournèrent à son approche. Les prétendants éconduits et les femmes qui ne lui pardonnaient pas sa beauté, l'insultèrent à l'envie. Sa propre famille la renia.

Méprisée de tous, Thi Kinh choisit la voie de l'oubli et du renoncement. Après avoir revêtu des habits d'homme, elle se rendit dans une pagode pour demander à entrer dans la communauté des bonzes.


Parmi les fidèles qui fréquentaient la pagode, une jeune fille ne tarda pas à remarquer la beauté de Thi Kinh, malgré l'humilité du vêtement religieux. Elle chercha vainement à attirer son attention. Un jour, elle l'aborda et lui parla sans pudeur. Aux premiers mots, Thi Kinh l'arrêta en la priant de respecter ses voeux.
De dépit, la folle jeune fille se donna à un homme qui la courtisait. Elle devint mère. Quand l'enfant vint au monde, elle le mit dans un panier et le déposa à la pagode, avec une lettre accusant Thi Kinh d'en être le père.


Pendant que le Supérieur lisait la lettre, entouré de tous les bonzes, l'enfant se mit à crier. Thi Kinh se pencha et, de ses mains de femme, souleva l'enfant pour le bercer. L'on se méprit sur ce geste naturel, qui confirma aux yeux de tous l'odieuse accusation. Elle fut chassée de la communauté.
Un moment la pauvre femme fut tentée de mettre fin à ses jours. Mais elle eut pitié de l'enfant abandonné et se résigna à son sort. Elle mendia pour le nourrir et c'est ainsi qu'elle vécut pendant des années, errant par les routes, l'enfant dans ses bras et son bol à la main.


A la fin, quand elle sentit ses forces la trahir, elle se traina jusqu'à la pagode et frappa pour la dernière fois à la porte de Bouddha. En quelques mots, elle raconta au Supérieur ses longs malheurs, demandant qu'aucun tort ne fut fait à tous ceux qui en cause. Elle le pria de lui pardonner son déguisement, et confessa qu'elle était encore trop attachée à la terre et à elle-même du temps où elle se trouvait heureuse avec son mari. Puis elle s'éteignit en lui confiant l'enfant qui était devenu le sien.

Quand il apprit l'histoire de Thi Kinh, l'Empereur  fut frappé d'admiration pour sa pureté et son abnégation. Par décret imperial, il l'éleva au rang de divinité, avec le titre de ''Quan Am Tông Tu'' la Miséricordieuse Protectrice des Enfants. Son culte se répandit dans tout l'Extrême Orient.


Lire cette légende en Vietnamien

Voici une des nombreuses représentations
de la déesse Quan Am



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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 13:08
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ES-TU MON AMI ?



Il était une fois deux amis qui suivaient des cours chez un même vieux lettré du village. Ils étaient inséparables malgré leur différence de caractère. L'un, Luu Binh, était studieux, travailleur ; l'autre, Duong Lê, ne pensait qu'à s'amuser, et négligeait les leçons qu'il considérait comme une vraie corvée. Malgré les remontrances du vieux maître et les conseils de son ami, Duong Lê refusait de travailler sérieusement.

Ce qui devait arriver arriva. Aux concours impériaux, Luu Binh fut reçu et nommé sur-le-champ mandarin dans une région située à plusieurs centaines de milles du village. Duong Lê échoua et abandonna définitivement les études. Les deux amis restaient sans nouvelles l'un de l'autre pendant quelques années. Puis Luu Binh vit un jour débarquer à son palais une sorte de clochard misérable : c'était son ami Duong Lê qui venait demander de l'aide.

Mais Luu Binh fit chasser Duong Lê de son palais, le traitant de fainéant, de paresseux, de bon à rien. Humilié, rouge de colère, Duong Lê quitta le palais en jurant de se venger de cet affront de la part d'un homme qu'il croyait être son meilleur ami.

Il entra dans une auberge et se mit à boire.

Une jeune femme, belle et distinguée, entra dans l'auberge juste à ce moment-là. Remarquant Duong Lê en train de boire plus que de raison, elle s'approcha de lui et dit :

— Je vois que vous avez une grosse peine. Racontez-moi votre histoire et je pourrais peut-être vous aider.

La douceur de cette jeune femme inspira confiance à Duong Lê qui se mit à lui raconter ce qui venait de se passer, ainsi que son farouche désir de vengeance. A son grand étonnement, Duong Lê se vit offrir une curieuse proposition :

— Je m'appelle Châu Long. J'habite seule dans une grande maison non loin d'ici, dit la jeune femme. J'ai beaucoup de biens et je peux vous aider à réaliser votre vengeance. A une condition : vous allez travailler dur pour réussir aux prochains concours impériaux et devenir un mandarin d'un rang plus élevé que celui de votre ennemi. Ce sera votre vengeance.

Duong Lê accepta la proposition et suivit la jeune femme dans sa villa. A partir de ce jour, il travaillait jour et nuit, lisant, apprenant, révisant sans cesse, tandis que Châu Long était aux petits soins pour lui.

Après trois ans de dur labeur, le jour de triomphe arriva : Duong Lê fut premier lauréat des grands concours impériaux et nommé gouverneur d'une grande province. De retour à la maison, Duong Lê dit à Châu Long :

— J'irai demain au palais de mon ennemi, et je serai curieux de voir sa réaction. J'aurai enfin ma vengeance.

Châu Long dit :

— Puisque tu ne seras pas là demain, permets-moi d'aller ce soir rendre visite à une amie et rester toute la journée avec elle. Nous ne nous sommes pas vues depuis longtemps.

Duong Lê acquiesça à son désir, et aussitôt Châu Long se préparait à partir.

Le lendemain Duong Lê se rendit au palais de son pire ennemi. Cette fois il fut reçu par Luu Binh avec un immense respect et avec tout le protocole dû à son rang. Mais quelle ne fut sa surprise quand il vit Châu Long elle-même leur apporter le plateau de thé. Luu Binh regarda son ami et dit en souriant :

— Je crois que vous connaissez Châu Long. C'est ma troisième femme !

Aussitôt Duong Lê comprit toute l'histoire. Il tomba à genoux devant son ami et dit :

— Pardon de t'avoir haï pendant toutes ces années. Tu avais envoyé Châu Long pour me sauver de ma déchéance. Tu as fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Tu es le meilleur ami qui puisse exister. Je jure de donner ma vie pour toi s'il le faut !

Luu Binh releva son ami. Puis les deux hommes éclatèrent de rire, sous le regard ravi de Châu Long. Luu Binh donna l'ordre aux domestiques de préparer un grand festin pour marquer les retrouvailles, et surtout pour fêter le triomphe de l'amitié.

 

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 01:51
Tú Uyên ou le Portrait de la Déesse


Tú Uyên
était un étudiant, un jour ... après avoir assisté à une fête dans une pagode, il revenait seul, lentement, quand il vit tomber devant lui une feuille qui portait des caractères.


Il se pencha : c'étaient des vers d'invitation à une de ces joutes poétiques et amoureuses qui étaient de tradition autrefois. Levant les yeux, il aperçut, debout au pied de l'arbre, une jeune fille d'une beauté surprenante. Il répondit aux vers, et tous deux, en marchant, rivalisèrent d'adresse dans les chants alternés. Au bout d'un moment, la jeune fille disparut soudain.
Tú Uyên comprit alors qu'il avait rencontré une Tiên (déesse ou Immortelle). Longtemps il resta rêveur, sans pouvoir se décider à s'en aller.




À partir de ce jour, il ne cessa de penser à la rencontre. Il négligea de dormir pendant les cinq veilles de la nuit, il oublia de se nourrir pendant les six divisions du jour. En un mot, il fut atteint de langueur d'amour, ce mal dont rien ne vous guérit. Mais Tú Uyên se rappela les célèbres oracles du temple du Blanc Coursier, consacré au génie de la rivière Tô Lich. Il s'y rendit un soir, se prosterna et fit des prières. Il s'endormit dans le temple. Un vieillard aux cheveux blancs flottant au vent, appuyé sur un bâton de bambou noueux, lui apparut en rêve et lui dit : ''Demain matin, allez au Pont de l'Est et vous trouverez ce que vous cherchez.''



Tú Uyên ne se sentit plus de joie et se réveilla. L'aube pointait déjà. Il courut à l'endroit indiqué mais n'y trouva personne, il attendit longtemps.


Sur le point de s'en aller, il vit un vieillard qui vendait des images.
Tú Uyên les regarda et découvrit un portrait fidèle de la jeune fille qu'il avait rencontrée puis perdue. Tú Uyên acheta l'image de la Tiên la suspendit dans sa chambre.


Il put enfin chasser son incurable tristesse et se remettre au travail. A chaque repas, il posait deux bols, deux paires de baguettes et ne se servait point sans avoir invite la jeune fille du portrait, tout comme un mari devant sa femme.


Un jour, il crut la voir sourire en réponse à son invitation. Lé lendemain, quand il revint de chez son maître, le repas était servi. Quand il y goûta, tout lui parut exquis. Le jour suivant, il fit semblant de sortir comme d'ordinaire et rentra soudain. Il surprit la jeune Tiên descendue du portrait en train de se parer.


  Elle dit sans lever les yeux :
''Mon nom est Giang Kiêu et j'habitais au palais des Tiên. Il y a dans votre famille une grande source de bonheur prédestiné, ce qui à permis notre première rencontre. Puis, quand la reine des Tiên a vu que vous n'arriviez pas à m'oublier, elle m'a laissée descendre pour tenir votre maison. ''

Pour la garder, Tú Uyên prit le portrait et le déchira. Giang Kieu retira une épingle de ses cheveux et fit apparaître un palais, avec un mobilier somptueux et une foule de serviteurs. Il y eut un grand festin et les Tiên amies descendirent pour assister au mariage.


La vie de Tú Uyên et de Giang Kieu fut sans histoire. Ils eurent un fils qui réussit brillamment dans ses études et quand il approcha de l'âge d'homme, Giang Kieu dit à son mari :

''En ce bas monde, une vie ne dure pas cent ans. Votre nom est d'ailleurs inscrit au Livre des Immortels. Montons au Royaume d'En Haut. ''


Elle remit à Tu Uyen une amulette. Deux grues descendirent du ciel pour les emporter. Avant de s'envoler, ils se retournèrent et dirent à leur fils :
''Attends-nous ici. Nous descendrons te chercher.''

Les habitants du village ont bâti un temple à l'endroit où s'élevait la maison de Tú Uyên , pour lui rendre un culte.

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 01:05
Histoire de Tu Thuc


Le Mandarin a la fête des fleurs


Il y a plus de cinq cents ans, du temps où régnait le roi Trân Thuân Tôn, vivait un mandarin du nom de Tu Thuc.


Originaire de la province de Thanh Hoa, il fut envoyé à la tête de la circonscription de Tiên Du. Près de sa résidence se trouvait une vieille pagode, célèbre par une magnifique pivoine arborescente qui poussait dans son enceinte. Toutes les fois que l'arbre fleurissait, il attirait une foule de pèlerins et c'était une fête à chaque printemps.

 

Au deuxième mois de l'année Binh Ti, en plein jour de fête, on vit s'approcher une jeune fille de quinze a seize ans, d'une beauté sereine. En inclinant une jeune branche pour mieux admirer une fleur, elle la brisa. On ne la laissa pas partir.



Déjà, le soir tombait et nul parent ne s'était présenté pour dédommager la pagode et ramener la jeune fille, quand par hasard Tu Thuc passa. Dès qu'il eut appris ce qui était arrivé, il enleva sa robe de brocart et l'offrit en échange de la liberté de la jeune fille.


 


À partir de ce jour, tout le monde loua la bonté du mandarin.


Malheureusement, Tu Thuc n'aimait que la musique, le vin, la poésie et la nature. Il négligeait les devoirs de sa charge et encourait souvent les blâmes des mandarins supérieurs.

À la fin, il pensa tristement : ''Vraiment je ne saurais, pour quelques mesures de paddy, en guise de salaire, demeurer à jamais, enchainé dans le cercle des honneurs et des intérêts. Allons confier nos jours à la minceur d'une rame qui nous mènera vers les coins d'eau limpide et les montagnes bleues. Ainsi ne trahirons-nous pas les goûts secrets de notre coeur. ''

Vers la Montagne Enchantée

C'est ainsi qu'un beau jour, Tu Thuc dénoua les cordons du sceau mandarinal et le rendit à ses supérieurs. Il se retira au pays de Tông Son, dont les sources et les grottes avaient ses préférences.


Dans chacune des excursions que ses longs loisirs lui permettaient, un enfant le suivait, portant une calebasse de vin, une guitare et un cahier de poèmes. Arrivé aux endroits qui lui plaisaient, il s'asseyait pour boire et jouer de la guitare. Il recherchait les sites pittoresques et étranges. Montagne de la Baguette, grotte des Nuages Verts, rivière Lai, embouchure Nga, il les visitait tous et les célébrait en vers.


Un matin, s'étant levé avant le jour, Tu Thuc vit du côté de la mer, à quelques lieues, cinq nuages de couleurs différentes qui s'épanouissaient à vue d'oeil et s'assemblaient en forme de fleur de lotus.


 Il se fit mener en barque jusqu'à cet endroit. Là, une montagne superbe s'offrit à sa vue. Il fit arrêter la barque et grimpa sur la montagne: des vapeurs bleuâtres la couvraient jusqu'à une hauteur vertigineuse.

Inspiré par la beauté du site, Tu Thuc fit ces vers :

Dans les hautes branches, mille reflets palpitent;
Les fleurs de la grotte font fête à l'hôte qui entre.
Près de la source, où donc est le Cueilleur Des Simples ?
Autour de la fontaine, seulement le batelier a sa rame.
Le siège est large et frais, la guitare chante deux notes;
Nonchalante glisse la barque, la calebasse offre son vin.
Si nous demandions au pêcheur de Vo Lang:
Où sont les pêchers du Village d'Immortels ?


Après avoir écrit ce poème, Tu Thuc admira longuement le paysage. Puis il se tourna vers la barque comme à regret, et lentement s'arracha à sa vague attente.

Soudain il vit les flancs de la montagne s'écarter comme pour l'inviter à entrer. Il s'engagea dans le passage. Bientôt l'obscurité devint complète : la montagne s'était refermée derrière lui.



Il continua néanmoins sa marche à tâtons, sans quitter de la main la paroi moussue de la grotte. Le chemin était tortueux et étroit. Enfin il apercut une lueur. Il leva les yeux et vit au-dessus de sa tête des sommets très élevés. S'accrochant aux aspérités des rochers, il montait sans peine et le chemin s'élargissait peu à peu.

La Jeune Fille Qui Brisa La Branche Fleurie


Quand il arriva en haut, l'atmosphère était transparente, un soleil doux et radieux laissait couler sa lumière. De tous côtés, ce n'étaient que palais richement décorés, arbres verts et riants, comme en quelque lieu de pèlerinage.

Il jouissait de cet enchantement, quand son attention fut attirée par deux jeunes suivantes vêtues de bleu. L'une disait à l'autre :
 
'' Voilà déjà notre jeune marié !''

Elles disparurent dan
s le palais pour annoncer Tu Thuc, puis revinrent s'incliner devant lui :
'' Le Seigneur est prié d'entrer. ''

Tu Thuc suivit les deux jeunes filles. Il vit des murs couverts de brocart, des portes laquées de rouge, des appartements défendus resplendissants d'argent et d'or, sur lesquels il lut au passage: ''Ciel de Jade'', ''Lumière de Gemmes''.

En haut il trouva une Tiên vêtue de soie blanche qui l'invita, à s'asseoir dans un fauteuil de santal blanc. Puis elle lui dit :
''Vous qui vous plaisez parmi les sites pittoresques, savez-vous bien quel est cet endroit ? Et vous souvient-il de certaine rencontre prédestinée ?''

Tu Thuc répondit :
''Il est vrai qu'en fidèle amant des lacs et des fleuves, j'ai erré en bien des lieux ; mais je ne savais pas qu'il existât ici un paysage digne des Bienheureux. Simple mortel ami des loisirs, je vais où conduisent mes pas, ignorant tout de mon destin. Oserai-je vous demander de m'éclairer ?''

La tiên eut un sourire.
''Comment auriez-vous pu connaître cet endroit ? dit-elle. Vous êtes dans la sixième des trente-six grottes du mont Phi Lai. Ce mont court sur toutes les mers, sans toucher le sol nulle part. Né des vagues et de la pluie, il se forme et s'évanouit selon les vents. Je suis la tiên du mont Nam Nhac et mon nom est Nguy. Je connais la noblesse de votre nature et la qualité de votre âme c'est pourquoi je vous ai accueilli ici.''

Elle se tourna vers les suivantes, qui comprirent l'ordre muet et se retirèrent : peu après une jeune fille entra.
Tu Thuc, levant discrètement les yeux, reconnut en elle la jeune fille qui brisa un jour la branche fleurie.

La tiên reprit :
''Ma fille s'appelle Giang Huong, l'Encens Vermeil. Quand elle descendit à la fête des fleurs, il lui arriva un malheur. C'est vous qui l'avez sauvée. Je n'ai jamais oublié ce bienfait sans prix, et je lui permets maintenant de lier sa vie à la vôtre pour payer sa dette de reconnaissance. ''

Les tiên de toutes les grottes furent invitées au mariage, qui fut célèbre dans la musique et dans les chants.

Les jours fuient comme une navette balancée et Tu Thuc s'apercut vite qu'il avait passé un an au royaume des tiên. Il fut pris de nostalgie.

Souvent le soir, il restait immobile jusqu'à l'heure où la nuit fraichit sous la rosée. La brise passait, les vagues en montant mouraient à ses pieds et il n'arrivait pas à s'endormir. La nuit douce attisait sa tristesse sereine. Le clair de lune qui baignait les monts immenses le laissait indifférent. Parfois un air de flûte au loin faisait fondre soudain son coeur, et le tenait éveillé jusqu'à l'aurore. Il cherchait alors à entendre comme autrefois les coqs chanter dans son village.
Un jour, en regardant vers le Sud, il vit une barque sur la mer. La montrant, il dit :
''Elle va du côté de mon pays. C'est bien loin, et je ne sais pas où il se trouve exactement, mais c'est par là...''


Il finit par confier à Giang Huong :
''Mon amie sait que je suis parti pour une promenade d'un matin et voilà déjà bien longtemps que je suis absent. Il est difficile d'endormir à jamais les sentiments humains dans notre coeur et mon amie voit que je pense encore trop à mon vieux village...

''Que dirait-elle de mon désir de rentrer quelque temps chez moi ?''

Giang Huong parut hésiter à l'idée d'une séparation. Tu Thuc insista :
''Ce ne sera qu'une question de jours, de mois tout au plus. Que je donne de mes nouvelles à ma famille, à mes amis, tout sera vite réglé et je remonterai sans retard. ''
Giang Huong répondit en pleurant :

''Je n'ose invoquer l'amour conjugal pour m'opposer aux desseins de mon époux. Seulement, les limites du monde d'en bas sont étroites, ses jours et ses mois bien courts ; j'ai peur que mon époux ne retrouve plus le visage familier d'un temps révolu... Mais où sont le saule de la cour et les fleurs du jardin ? ''

Elle s'en ouvrit à la Grande Tiên, qui exprima ses regrets :
''Je ne pensais pas, dit-elle, le voir encore enchainé au Monde de Poussière Rose. Laisse-le partir... Pourquoi tout ce chagrin ?"

La Lettre de Soie
 
Au moment des adieux, Giang Huong essuya ses larmes et remit à Tu Thuc une lettre écrite sur une feuille de soie ; elle le pria de n'ouvrir qu'une fois arrivé. Il monta sur le char et, en un clin d'oeil, se vit déjà rendu.


Tout lui apparut différent de ce qu'il avait connu autrefois, les paysages, les maisons et les hommes. Seuls étaient restés dans le même état les deux bords de la source dans la montagne. Il s'informa auprès des vieillards du village, en se nommant. A la fin, l'un d'eux se souvint :


''Quand j'étais tout petit, dit-il, j'ai entendu raconter que mon aieul portait ce nom. Un jour, il y a plus de quatre vingts ans, il alla dans la montagne, et il n'en est jamais revenu. Pour moi, il a dû tomber dans quelque ravin. C'était à la fin de la dynastie des Trân, et nous sommes maintenant sous le quatrième roi des Lê.''
Se sentant seul et triste, Tu Thuc voulut remonter d'où il était descendu. Mais le char s'était transformé en un phénix, et l'oiseau fabuleux, s'envolant, disparut dans le ciel.
Tu Thuc ouvrit la lettre et lut ces lignes :

Au milieu des nuages, se noua une amitié de phénix,
De l'union d'antan, c'est déjà la fin.
Au-dessus des mers, qui cherche des traces d'immortels?
D'une rencontre future, il n'est guère espoir.


Il comprit alors que l'adieu était sans retour.
Plus tard, revêtu d'un léger manteau, coiffé du chapeau conique, Tu Thuc entre dans la Montagne jaune, au pays de Nông Công, dans la province de Thanh Hoa. Et il ne revint point.

On ignore s'il est remonté au royaume des tiên, ou s'il s'est perdu dans la montagne.


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